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Montréal, le 19 septembre 2026 – Plusieurs centaines de manifestant·es sont rassemblé·es ce samedi 19 septembre à Montréal, à l’appel de L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape, de Femmes Autochtones du Québec, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, de L’R des Centres de femmes du Québec et du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale pour marcher contre les féminicides et les violences faites aux femmes, et aux femmes autochtones.
Sous le thème “Crise nationale, AGISSEZ!”, cette marche appelle les élu·es et l’ensemble de la population à regarder la crise en face.
Toutes en sécurité, sinon aucune
En 2026, les besoins en termes de lutte contre les violences faites aux femmes et aux femmes autochtones demeurent très élevés. Le Québec connaît des niveaux sans précédent de violence déclarée visant les femmes. Depuis le début de l’année, le Québec a connu 17 féminicides dont 14 en contexte conjugal, incluant des femmes Inuit et des Premières Nations.
Ce bilan insoutenable exige que les féminicides et les violences faites aux femmes et aux femmes autochtones soient traités à la hauteur de la crise nationale qu’ils constituent, et soient replacés au cœur des agendas politiques.
Derrière les meurtres ou les disparitions de femmes se cachent des milliers de femmes et d’enfants qui vivent encore aujourd’hui dans la violence, dans un système qui ne protège pas toutes les femmes de la même façon, et encore moins les femmes autochtones.
À quatre jours du débat des chef·fes, les groupes féministes et de femmes autochtones au Québec ont voulu faire des rues un espace de mobilisation, mais aussi interpeller directement les candidates et candidats en leur lançant un message clair : la lutte contre les féminicides et les violences faites aux femmes et aux femmes autochtones doit faire l’objet d’engagements concrets de la part des partis politiques.
Depuis des années, ces groupes documentent la situation, formulent des recommandations et interpellent les gouvernements sur les mesures nécessaires pour prévenir les violences et assurer la sécurité des femmes et des enfants. À l’approche du dernier débat des chef·fes, le moment est venu pour les partis de dire clairement ce qu’ils comptent faire, avec quels moyens et dans quels délais.
Citations des porte-parole
« Depuis des années, les groupes féministes documentent et sont bien au fait de la situation, il est temps que les partis s’engagent avec des actions concrètes basées sur leurs recommandations. » – Stéphanie Vallée, L’R des centres de femmes du Québec
« La hausse des féminicides est le reflet d’une société où les violences envers les femmes sont tolérées et banalisées. Ces violences, on les remarque partout : dans les relations intimes, dans la famille, par des proches ainsi que dans les espaces publics ou en ligne. Face à cette réalité, prévenir et enrayer les violences faites aux femmes doit devenir une priorité nationale. » – Mylène Bigaouette, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
« À elles seules, les organisations de femmes et de femmes autochtones ne peuvent adresser l’ampleur de cette crise. Les partis doivent prendre des engagements clairs, ambitieux et mesurables afin que la sécurité des femmes autochtones devienne une véritable priorité collective. » – Marjolaine Étienne, présidente de Femmes Autochtones du Québec (FAQ)
« Les ressources existent à travers le Québec, elles ont la compétence et l’expertise. Ce qu’il manque, c’est l’ambition politique de s’attaquer en profondeur à la violence faite aux femmes, et le financement qui va avec. » – Annick Brazeau, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
« Parce qu’aucune femme ne devrait avoir à attendre pour être en sécurité. Parce qu’aucun enfant ne devrait grandir dans la peur. Parce qu’aucune demande d’aide ne devrait pas être répondu. Il est maintenant temps que les partis politiques passent de la parole à l’action. La sécurité des femmes et des enfants victimes de violence conjugale postséparation ne peut être une promesse parmi tant d’autres. Elle doit devenir une priorité gouvernementale et un engagement durable. » – Mélanie Miranda, coordonnatrice des dossiers politiques de l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
March Against Femicide and Violence Against Women: Five Feminist and Indigenous Women’s Organizations Call on the Public and Political Parties to Mobilize in Response to the Urgency of the Crisis
Montreal, September 19, 2026 – Several hundred protesters have gathered in Montreal this Saturday, September 19, at the call of the Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape, Quebec Native Women, the Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, L’R des Centres de femmes du Québec, and the Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale to march against femicide and violence against women and Indigenous women.
Under the theme “National Crisis: ACT NOW!”, the march calls on elected officials and the public to confront the crisis head-on.
No One Is Safe Until All Women Are Safe
In 2026, the need for action to combat violence against women and Indigenous women remains extremely high. Quebec is experiencing unprecedented levels of reported violence against women. Since the beginning of the year, Quebec has recorded 17 femicides, 14 of them in the context of intimate partner violence, including Inuit and First Nations women.
This intolerable toll demands that femicide and violence against women and Indigenous women be addressed with the urgency warranted by the national crisis they represent and be placed back at the heart of political agendas.
Behind the murders and disappearances of women are thousands of women and children who continue to live with violence today, within a system that does not protect all women equally – and protects Indigenous women even less.
With four days to go before the leaders’ debate, feminist and Indigenous women’s organizations in Quebec have sought to turn the streets into a space for mobilization while also directly calling on candidates with a clear message: political parties must make concrete commitments to combat femicide and violence against women and Indigenous women.
For years, these organizations have documented the situation, put forward recommendations, and called on governments to implement the measures needed to prevent violence and ensure the safety of women and children. With the final leaders’ debate approaching, the time has come for political parties to clearly state what they intend to do, what resources they will commit, and within what timeframe.
Quotes from Spokespersons
- “For years, feminist organizations have been documenting the situation and know the realities on the ground. It is time for political parties to commit to concrete actions based on their recommendations.” – Stéphanie Vallée, L’R des centres de femmes du Québec
- “The rise in femicides reflects a society in which violence against women is tolerated and normalized. We see this violence everywhere: in intimate relationships, within families, at the hands of people close to women, as well as in public spaces and online. Faced with this reality, preventing and ending violence against women must become a national priority.” – Mylène Bigaouette, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
- “Women’s and Indigenous women’s organizations cannot address the scale of this crisis on their own. Political parties must make clear, ambitious, and measurable commitments so that the safety of Indigenous women becomes a genuine collective priority.” – Marjolaine Étienne, President, Quebec Native Women (QNW)
- “Resources exist throughout Quebec, and they have the skills and expertise. What is missing is the political ambition to tackle violence against women at its roots—and the funding to match.” – Annick Brazeau, Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
- “Because no woman should have to wait to be safe. Because no child should have to grow up in fear. Because no request for help should go unanswered. The time has come for political parties to move from words to action. The safety of women and children experiencing post-separation intimate partner violence cannot be just one promise among many. It must become a government priority and a lasting commitment.” – Mélanie Miranda, Policy Coordinator, Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale